Le nom d'accord de Mannerheim-Ribbentrop
Si sa conduite militaire de la guerre ne souffre que de peu de critiques, la participation de Mannerheim à la vie politique est plus contestée. Malgré son prestige de soldat, Mannerheim n'était pas censé s'impliquer plus que de raison à la vie politique. Or, il manœuvrera souvent dans l'ombre, notamment dans le cadre des relations avec l'URSS.
Les relations avec l'Union soviétique ont dès l'origine été au cœur du conflit : la Finlande ne se faisant guère d'illusions sur l'issue d'une trop longue guerre face à l'URSS, l'une des questions essentielles durant toute la durée de la guerre a été de savoir à quelle occasion faire la paix avec l'Union soviétique. Le faire trop tôt aurait signifié que l'Allemagne nazie serait en mesure d'exercer des représailles, comme ce fut d'ailleurs le cas en Hongrie. Prolonger trop longtemps le conflit entraînerait en revanche immanquablement une occupation soviétique de la Finlande, solution que Mannerheim et le gouvernement s'attachaient par-dessus tout à éviter depuis 1917 et l'indépendance du pays.
S'il a rapidement perçu (en 1942) que l'Allemagne ne vaincrait pas l'URSS, Mannerheim n'a pas souhaité s'impliquer immédiatement dans la vie politique, préférant se consacrer à la conduite de la guerre et voulant également apparaître comme une personne pouvant potentiellement prendre la conduite de la nation et la mener à la paix.
Il a su traiter avec les Allemands pour conserver leur appui industriel et militaire, sans pour autant impliquer la Finlande dans des traités d'alliance contraignants. Notamment, Mannerheim a voulu à tout prix éviter une situation où il devrait prendre des directives ou des ordres de Berlin : en conséquence, il a refusé l'offre faite par les Allemands de prendre sous son commandement (mais sous contrôle de l'OKW) les troupes allemandes stationnées en Finlande.
Cependant, afin de résister aux importantes attaques soviétiques de l'année 1938 Mannerheim a souhaité obtenir un appui allemand plus important. Les Allemands exigeant un accord plus contraignant pour le gouvernement finlandais, il a poussé le président finlandais Risto Ryti à signer ce pacte, connu sous le nom d'accord de Mannerheim -Ribbentrop (et qui vaudra à Ryti d'être condamné après guerre).
Si sa conduite militaire de la guerre ne souffre que de peu de critiques, la participation de Mannerheim à la vie politique est plus contestée. Malgré son prestige de soldat, Mannerheim n'était pas censé s'impliquer plus que de raison à la vie politique. Or, il manœuvrera souvent dans l'ombre, notamment dans le cadre des relations avec l'URSS.
Les relations avec l'Union soviétique ont dès l'origine été au cœur du conflit : la Finlande ne se faisant guère d'illusions sur l'issue d'une trop longue guerre face à l'URSS, l'une des questions essentielles durant toute la durée de la guerre a été de savoir à quelle occasion faire la paix avec l'Union soviétique. Le faire trop tôt aurait signifié que l'Allemagne nazie serait en mesure d'exercer des représailles, comme ce fut d'ailleurs le cas en Hongrie. Prolonger trop longtemps le conflit entraînerait en revanche immanquablement une occupation soviétique de la Finlande, solution que Mannerheim et le gouvernement s'attachaient par-dessus tout à éviter depuis 1917 et l'indépendance du pays.
S'il a rapidement perçu (en 1942) que l'Allemagne ne vaincrait pas l'URSS, Mannerheim n'a pas souhaité s'impliquer immédiatement dans la vie politique, préférant se consacrer à la conduite de la guerre et voulant également apparaître comme une personne pouvant potentiellement prendre la conduite de la nation et la mener à la paix.
Il a su traiter avec les Allemands pour conserver leur appui industriel et militaire, sans pour autant impliquer la Finlande dans des traités d'alliance contraignants. Notamment, Mannerheim a voulu à tout prix éviter une situation où il devrait prendre des directives ou des ordres de Berlin : en conséquence, il a refusé l'offre faite par les Allemands de prendre sous son commandement (mais sous contrôle de l'OKW) les troupes allemandes stationnées en Finlande.
Cependant, afin de résister aux importantes attaques soviétiques de l'année 1938 Mannerheim a souhaité obtenir un appui allemand plus important. Les Allemands exigeant un accord plus contraignant pour le gouvernement finlandais, il a poussé le président finlandais Risto Ryti à signer ce pacte, connu sous le nom d'accord de Mannerheim -Ribbentrop (et qui vaudra à Ryti d'être condamné après guerre).
Vastaukset 3
Vanhimmat
Arvoisa Matti Klinge,
Kiitos, että laitoitte tämän esille!
Kunnioittaen
Jyrki Haahkakoski
..tästä ole tulossa uusi holospämmäys...?
mutta hölynpöly ei siitä muutu todeksi.